Principe
Avant de valider un emballage, on reproduit en laboratoire les contraintes du transport : chutes, compression en gerbage, vibrations, chocs, variations de température et d'humidité. Des protocoles normalisés existent (procédures ISTA, ASTM D4169, normes ISO pour la chute, la compression ou la vibration) ; on choisit celui qui correspond au circuit réel (colis en messagerie, palette en camion complet). Le résultat est consigné dans un procès-verbal. En production, la conformité des emballages reçus se contrôle par échantillonnage, avec un niveau de qualité acceptable (NQA).
Comprendre pas à pas
1. La situation
Un fabricant de petit électroménager veut alléger de 20 % le carton de son grille-pain. Le service achats a trouvé un carton moins cher ; la logistique craint la casse en messagerie. Question : comment valider le nouvel emballage avant de le mettre en production ?
2. Résultats des essais (5 colis par version)
| Version | Masse d'emballage | Chutes (10 chutes de 76 cm) | Compression (gerbage 4 jours) | Décision |
|---|---|---|---|---|
| Carton d'origine | 420 g | 0 coin écrasé | conforme | référence |
| Carton allégé | 330 g | 2 coins écrasés sur 5 | conforme | refusé |
| Carton allégé + cornières | 345 g | 0 coin écrasé | conforme | accepté |
Critère fixé avant l'essai : aucun dommage au produit, aucun coin écrasé de plus de 10 mm.
3. L'idée
On reproduit en laboratoire les contraintes du transport réel : chutes, compression en gerbage, vibrations, chocs, climat. Des protocoles normalisés existent (procédures ISTA, ASTM D4169, normes ISO de chute, de compression et de vibration) ; on choisit celui qui correspond au circuit (colis en messagerie ou palette complète). Les critères d'acceptation sont fixés avant l'essai, et le résultat est consigné dans un procès-verbal. En série, on contrôle les lots reçus par échantillonnage.
4. Le déroulé
Circuit. Colis unitaire en messagerie : jusqu'à 10 manipulations, chutes possibles depuis un convoyeur.
Protocole. Conditionnement 24 h à 23 °C et 50 % d'humidité, puis chutes sur faces, arêtes et coins, et compression.
Essai du carton allégé. 2 coins écrasés sur 5 colis : refusé, malgré un gain de 90 g.
Amélioration. Ajout de cornières en carton (+15 g) : essai réussi.
Bilan. 345 g au lieu de 420 g, soit −18 % de matière, sans risque de casse ; procès-verbal signé, contrôle à réception par échantillonnage.
5. Masse d'emballage par version
Comparez la masse d'emballage (g) des versions testées ; seule la version qui passe les essais compte.
6. Ce qu'il faut retenir
- Reproduire le transport réel, avec un protocole adapté.
- Critères d'acceptation fixés avant l'essai.
- Procès-verbal, puis contrôle des lots par échantillonnage.
Mise en œuvre
- Acteurs
- Qualité, logistique, laboratoire interne ou externe
- Durée
- 1 à 3 semaines par emballage
- Livrables
- Plan d'essais, procès-verbal, plan de contrôle à réception
- Décrire le circuitColis en messagerie ou palette complète, nombre de manipulations, gerbage, climat.
- Choisir le protocoleProcédure normalisée adaptée au circuit (ISTA, ASTM D4169) ou protocole spécifique.
- Réaliser les essaisConditionnement climatique, chutes, compression, vibrations ; noter chaque dommage.
- DéciderCritères d'acceptation fixés avant l'essai ; procès-verbal signé ; amélioration si échec.
- Contrôler en sérieÉchantillonnage à réception des emballages (NQA), contrôle des dimensions et de la résistance.
Exemple d'application
Nouveau carton plus léger pour un petit électroménager : échec à l'essai de chute (2 coins écrasés sur 5). Le renfort des coins par des cornières carton fait passer l'essai, avec toujours 20 % de matière en moins que l'emballage d'origine.
Points de vigilance
- Valider un emballage sans essai
- Tester un circuit qui ne correspond pas au transport réel