Principe
Goods-to-person : un système (navettes, robots de stockage en grille de type AutoStore, carrousels) amène les bacs au poste de préparation. AMR (robots mobiles autonomes) : accompagnent les préparateurs ou transportent les charges. Convoyeurs et trieurs. Les gains : productivité, densité, ergonomie. Les contraintes : investissement, rigidité, maintenance.
Comprendre pas à pas
1. La situation
Un entrepôt de pièces détachées prépare 6 000 lignes par jour avec 22 préparateurs. Le recrutement est de plus en plus difficile. Un intégrateur propose un système de stockage automatisé « goods-to-person » pour 2,4 M€. Question : est-ce rentable ?
2. Les données du projet
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Investissement | 2 400 k€ |
| Préparateurs nécessaires après automatisation | 10 au lieu de 22 |
| Coût annuel d'un préparateur chargé | 40 k€ |
| Gain sur les erreurs et la surface | 40 k€ / an |
| Maintenance du système | 60 k€ / an |
| Durée d'amortissement retenue | 8 ans |
3. L'idée
En goods-to-person, ce sont les marchandises qui viennent au préparateur (bacs apportés par des robots, des navettes ou des systèmes en grille comme AutoStore), au lieu que le préparateur parcoure les allées. Les AMR (robots mobiles autonomes) accompagnent les préparateurs ou transportent les bacs. On évalue le projet par son retour sur investissement et sa valeur actuelle nette.
Retour sur investissement (années) = investissement / gain net annuel
4. Le calcul déroulé
Gain de main-d'œuvre. 12 préparateurs × 40 k€ = 480 k€ par an.
Gain net. 480 + 40 − 60 (maintenance) = 460 k€ par an.
Retour. 2 400 / 460 = 5,2 ans.
Valeur actuelle nette sur 8 ans à 8 %. 460 × 5,75 − 2 400 ≈ +243 k€ : le projet crée de la valeur, mais de peu.
À considérer aussi. Flexibilité réduite (capacité maximale fixe), dépendance à l'intégrateur, mais sécurisation face à la pénurie de main-d'œuvre.
5. À vous de jouer
Modifiez l'investissement et le gain annuel : la courbe de trésorerie cumulée croise zéro à l'année du retour sur investissement.
6. Ce qu'il faut retenir
- Goods-to-person : les marchandises viennent au préparateur.
- Évaluez le retour sur investissement et la valeur actuelle nette.
- Intégrez la flexibilité, la maintenance et la dépendance au fournisseur.
Mise en œuvre
- Acteurs
- Direction, logistique, intégrateur
- Durée
- Projet de 12 à 24 mois
- Livrables
- Étude de flux, business case, solution installée
- Modéliser les fluxActuels et futurs, pics compris.
- Comparer les solutionsNavettes, robots de stockage, AMR, convoyeurs.
- Construire le business caseInvestissement, gains, retour sur investissement.
- Prévoir le mode dégradéEn cas de panne.
- Déployer progressivementAvec montée en charge maîtrisée.
Exemple d'application
Robots de stockage en grille pour 15 000 références de petites pièces : surface divisée par 4 et productivité multipliée par 3 ; retour sur investissement en 4 ans.
Points de vigilance
- Automatiser un processus non optimisé